Décriptages, analyses, commentaires, interviews, retrouvez tous les jours votre journal de campagne sur ces élections législatives en Bretagne.
Pour ces élections législatives, le Parti Socialiste a tout bonnement exclu 3 candidats du parti mais pour des raisons différentes.
Dans la 4ème circonscription des Côtes d'Armor, Annie Le Houérou , maire socialiste de Guingamp a présenté sa candidature alors que le PS soutient officiellement Michel Balbot le candidat écologiste. C’est ce qui était convenu dans l’accord passé avec Europe-Écologie Les Verts avant la présidentielle. Annie Le Houérou a donc déposé sa candidature en préfecture sous l’étiquette Divers Gauche. Cela n’a pas suffit le Parti Socialiste lui a demandé de rendre sa carte.
Dans la 1ère circonscription du Morbihan, Hervé Pellois a été sacrifié sur l’autel de la parité. Les instances nationales ont investi Claude Jahier, conseillère d’opposition à la mairie de Vannes alors qu'elle n'avait obtenu que 18,75% des voix des militants. En fait, 81 % de ces militants avaient voté blancs ou nul, une façon d’afficher leur soutien à Hervé Pellois. Le conseiller général Hervé Pellois et maire de Saint-Avé pense qu’il passera le 1er tour pour vivre un troisième face-à-face avec François Goulard, le maire de Vannes. Il perd aussi sa carte et devient donc DVG.
"Tu t’es placé toi-même en dehors du parti": c’est le message que François Lamy chargé de la coordination des élections au PS a adressé à Jean Michel Boucheron. Le député sortant d’Ille et Vilaine perdait aussi la 1ère circonscription au profit d’une femme, Marie- Anne Chapdelaine. Le redécoupage électoral a créé une huitième circonscription en Ille-et-Vilaine et le candidat Boucheron s’y voyait bien. Cela n’a pas été l’avis des instances départementales. Résultat: une troisième exclusion. Qu’a cela ne tienne il part seul.
L'interview de Jean-Michel Boucheron
Le 1er fédéral socialiste d’Ille et Vilaine Frédéric Bourcier nous a confié que même en cas de victoire, il ne serait pas immédiatement réintégré. Il y aurait donc une période de pénitence comme pour le Rennais Marcel Rogemont, dissident en 2007 et candidat PS aujourd’hui. Il a finalement été réintégré 18 mois après lors du congrès de Reims en novembre 2008.
Il n’y a pas que les candidats qui mènent campagne. Les mairies sont aussi sur le pied de guerre, comme par exemple à Rennes.
La campagne, c'est aussi sur les réseaux sociaux. Sur twitter, par exemple : Roselyne Bachelot (@R_Bachelot) annonce sa visite dans le Finistère pour soutenir les candidats UMP.
Un abonné lui fait savoir qu’il est content de l’apprendre: c'est Laurent Prunier (@laurentprunier) qui rappelle gentiment à l’ex-ministre qu’il n’est autre que le président de la fédération finistérienne de l’UMP et que ça l’intéresserait bien de savoir où elle compte venir. Réponse: demain à Douarnenez. C’est quand même beau l’instantanéité.