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Il y a une dizaine d'années, les lapins de garenne n'étaient même pas présents sur l'île de Batz (Finistère) mais aujourd'hui, ils y prolifèrent au point de menacer l'activité agricole insulaire.
"Il y a dix ans, il n'y avait pas de lapins sauvages. Maintenant, il y en a partout", raconte le maire de Batz Guy Cabioch. "'Ils ne sont pas venus à la nage", a-t-il ajouté, persuadé que le très prolifique rongeur a été introduit sur l'île de 320 hectares en face de Roscoff.
Pièges, battues administratives, filets de pêche ou fils électrifiés pour protéger les cultures, rien n'arrête la prolifération et les dégâts des animaux capables de dévaster un champs de jeunes pousses de choux-fleurs, de fenouil ou de persil en une nuit.
De ce fait, certains agriculteurs insulaires qui ont leur permis de chasse, bénéficient d'une dérogation pour tirer le lapin tout au long de l'année, a précisé le maire de Batz.
Seules les cultures de pommes de terre, majoritaires parmi les 170 hectares en exploitation sur l'île, sont épargnés par l'oryctolagus cuniculus, le nom scientifique du lapin de garenne.
L'élu tablait sur la consanguinité du nuisible pour voir rapidement baisser le nombre d'individus. Mais il a rapidement déchanté quand des scientifiques lui ont fait part du croisement du lapin de l'île de Batz avec des congénères domestiques. Selon le maire, cette hybridation va retarder les effets de la consanguinité.
Début juillet, le conseil municipal de Batz a voté à l'unanimité une motion afin de solliciter des services de l'État des moyens pour éradiquer les lapins sur l'ensemble de l'île.
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- notre reportage sur l'île de Batz



